Avec presque deux semaines de retard, nous vous donnons enfin le recit de notre trip entre Atacama et Uyuni. Avec toutes nos excuses mais en dehors de notre volonte car Internet en Bolovie a 15 ans de retard !
Donc Samedi 31 octobre depart pour la bolivie.
Nous partons de San Pedro de Atacama a 8h du mat, apres avoir vite refait les sacs et plié la tente.
Avec Eamon et Nicole, nous montons dans un minibus direction la frontiere Bolivienne a qq 50 km de San pedro et aussi qq 2000 m d'altitude de plus. Montee un peu rapide donc et petit coup de pression en depassant 4000 m : la respiration devient un effort, et le coeur s'embale vite. Heureusement nous restons tranquilles et nous adaptons vite. Le petit dej nous est offert sur la frontiere, avec tout ce qu'il faut pour decompresser et attendre la jeep qui tarde a arriver. Les americains sont maintenant prisonniers de la Bolivie, puisque leur passeport leur ont ete confisques. il devront attendre Uyuni, pour les recuperer apres s'etre acquitté d'un visa bien salé.
Nos 3 jours de treck motorisé se feront donc a 7 : les amerlocs deja maintes et maintes fois cités, un jeune couple de retraites français Michele et Bernard (qui nous ferons partager leur grande experience du voyage et de l'altitude) et une jeune allemande Cora qui voyage seule et qui essuie plusieurs frustrations quant aux transports. Elle n'y a pas echappé cette fois ci, car au moment de monter dans la jeep de notre agence "Estrella del Sur", on lui dit qu'elle devra changer de groupe et voyager avec une autre agence. Apres avoir longuement debattu avec les boliviens, argumentant qu'elle avait payé pour l'agence Estrella del Sur en connaissant les deboires de l'agence qu'on lui proposait, notre guide nous demande finalement de trancher : accepter Cora avec nous avec moins de confort ou la refuser et partir a 6 en etant plus a l'aise. La decision ne fut pas longue a prendre et c'est avec Cora que nous partons pour les sommets boliviens. Quel mic mac tout de meme, nous n'aurions pas aime etre a sa place : mettre le prix pour une agence reputee securisee et se faire balourder dans une agence qui compte des morts a son actif pour cause de chauffeur bourré en juillet !!!
Nous faisons connaissance avec notre monture pour trois jours : "el Diablo" , un bon vieux 4x4 piloté par Figo, notre Guide, 30 ans, les dents colorees par l'or et la coca, qui nous proposera pendant ce voyage son repertoire musical : Led Zep, les Doors et autres bons classiques americains, et de la bonne bresilienne pour se reveiller a 5h du mat. Il aura ete pour nous un bon complice de voyage et nous offrira sur un plateau les diverses lagunes, geysers, volcans, dunes et desert de sel qui constituent le sud ouest de son pays, l'altiplano bolivien.
Des les premiers kilometres de piste, pas de demi mesure, les sommets Boliviens vous narguent du haut de leurs 6000 m et des poussieres alors que vous n'etes "qu'a" 4500 m. Les Lagunes sont autant d'oasis pour les flamands rose que vous pouvez observer ici par milliers. Chaque lagune est differente de par ses couleurs : on passe du blanc au turquoise, au vert et meme au rouge, soyons fous... avec les reflets des volcans dans chacune d'elles, ouaouhhh. Vous avez aimé nos précédentes photos, vous serez epoustouflés par celles-ci comme nous l'avons été pendant ces 3 jours. Notre jeep s'arretait d'une trentaine de minutes a 1h pour chacune. Nous aurions aimé nous assoir pendant des heures et des heures pour contempler les reflets de l'eau qui changent de couleur avec le vent et les flamands dansant sur les couches de sel et atterissant avec grace a 10m de vous. Re-ouaouhhhh !
Ici, la Terre vit et bouille. Un arrêt dans des thermes naturelles permet a Julie de faire trempette dans une eau a 30ª. Elle en ressort apres 10 minutes car c'est presque trop chaud (!!!) et malheureusement la petite piscine a beaucoup de clients. Les Geysers, multicolores, crachent leurs fumees de souffre a 4923 metres. Cela aura ete notre record d'altitude pour cette expedition, plus haut que le Mont Blanc ! Ça fait bizarre d'y penser, on ne pensait pas y arriver aussi facilement...
1ere nuit passée dans un camp en dur, sans douche et a 7 dans la meme chambre. Maison de terre et cuisine offerts par une famille bolivienne encore loin de la civilisation, parlant avec un tres fort accent le castellan et vivant au milieu des lamas et des lagunes. Pour la deuxieme nuit, Figo s'arrete dans un petit village sans vie, au bord du salar. Nous sommes accueillis par un couple d'anciens, qui loue quelques chambres dans leur vieille maison de bois grinçant. Toujours pas de douche, car elle est au camping gaz et 7 personnes pour une heure d'eau ça ne passe pas. C'est pas grave on se rince avec une bouteille de biere !!! Felicia, la tauliere, nous a preparé un bon repas typique : entree soupe de legumes, delicieuse (patates, carottes, feves, epinard, et tutti quanti), puis poulet accompagne de quinoa (cereale qui pousse bien autour du salar), et pancakes pour le petit dej que Julie attend avec impatience.
Elle n'aura pas trop a attendre puisqu'a 4h30, le reveil sonne. Il faut partir pour le salar, il s'agirait pas de manquer le lever du soleil ! Encore Ouaouhhhhhhhh. Ben qu'est ce qu'on peut dire... c'est salé ! et que ça vaut le coup de se lever si tôt !!! Un puzzle de carrés de sel blanc, s'étendant a perte de vue et se devoilant en 10 minutes a peine par le soleil... on en veut encore ! Nous ne sommes pas au bout de nos decouvertes, puisque Figo nous arrete ensuite sur l'ile des pecheurs : la plus grande ile du monde entouree par du sel, et aussi habitee de cactus tres poilus. Le petit dej nous attend apres une heure de ballade sur l'ile (rappellez vous les pancakes de Felicia avec du dulce de leche, ouaisssss dis Julie). Quelques rencontres insolites sur le sel (voir photos) et c'est reparti direction Uyuni. La bande de rochelais est peu etonnée par les monticules de sel, car elle se rappelle ses saulniers retais d'une maniere bien chauvine, mais elle est surprise d'entendre que le sel d'Uyuni doit secher sur des fours a plus de 150ª, puis se voir rajouter de l'iode avant d'etre conditionne. Il ne vaut quasiment rien, car la Bolivie possède un deuxieme salar, et les voisins aussi ! Le musée du sel est aussi visité par de nombreux boliviens en vacances. Amusante rencontre : Julie trop curieuse fini par sympatiser avec une famille nombreuse de Santa Cruz et leur demande de poser pour une photo. Ce qu'ils acceptent mais avec l'envie aussi de repartir avec la photo d'une française "typique" sur leur telephones portables... Echanges de bons procédés et de sympathiques regards !
Enfin Uyuni, non pas ses rues et ses habitants, mais son cimetiere de train et sa dechetterie naturelle. Ca met le froid dans le dos quand on se dit qu'on doit passer 48h ici. Pour l'info, ce sont les premiers trains de construction anglaise, arrives en Bolivie au debut du siecle dernier pour transporter les minerais, richesse du pays donnant ses couleurs aux lagunes et montagnes.
Le lendemain, 5h sur Internet, sans pouvoir decharger le quart de ce qu'on vous avez reserve, hotel miteux avec douche (enfin filet d'eau tiede) a prendre sur les WC, et depart pour La Paz.
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